Les Fablabs ou Labs d’innovation qui se développent au coeur des entreprises constituent de nouvelles structures de recherche et de développement. Ils stimulent la créativité aussi bien des salariés que des chefs d’entreprise en partageant le principe de l’open source. Le FabLab amène de nouvelles façons de concevoir le travail en équipe. Il pousse tous ceux qui souhaitent participer au mouvement à sortir de leur zone de confort.

Les FabLabs sont fondés sur la culture du « faire ». Ils cassent les codes hiérarchiques habituels en permettant la mise en commun des ressources à la fois humaines et matérielles. Parmi les entreprises qui ont fait ce pari, Renault a été un précurseur : « Notre mission est de booster le potentiel créatif du Groupe Renault au travers des projets et des hommes qui le constituent ! ».

Ainsi, chez Renault, un juriste passionné par la fabrication à titre personnel pourra exploiter son potentiel dans un espace à mi-lieu entre professionnel et personnel. Il pourra alors participer à un projet de création automobile et proposer des idées. Le FabLab intégré à l’entreprise lui permet de sortir du cadre de référence de son métier. Le FabLab en tant qu’espace de liberté dans l’entreprise permet aussi de reconnecter les différents corps de métier à la fabrication, au sens artisanal du terme. De cette manière, les ingénieurs ont la possibilité d’expérimenter, de ressentir l’objet qui sera fabriqué à une échelle extrêmement importante, bien loin de son espace de travail.

Le projet de FabLabs du CEA de Grenoble est également un très bon exemple pour illustrer la capacité qu’ont ces espaces à booster l’innovation. Dans son cas, le FabLabs a été installé pour accélérer le développement de nouveaux produits. L’objectif était de réduire le temps de mise sur le marché des produits, tout en favorisant l’innovation collaborative.

Depuis son ouverture, cet atelier de prototypage a accueilli pas moins d’un millier d’utilisateurs, et 3000 maquettes sont sorties de cet espace de production pas tout à fait comme les autres. En quelques heures, un prototype peut sortir de cette mini-usine. Dans un schéma industriel classique, il aurait mis un mois à voir le jour. Les premières à bénéficier de l’accélération du processus de fabrication et de mise sur le marché ont été les Start-ups. Celles-ci ont pu alors tester la création de leur produits en petites séries, ce qui leur aurait demandé de se rendre en usine et de confier cette tâche à des experts. Par la suite, il ne leur reste plus qu’à sous-traiter les procédés de production. Les dépenses liées à la phase de rodage ainsi que le temps que cela représente sont économisés.

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